Découpe des containers de notre construction containers

Voici un nouvel article pour vous présenter notre projet de construction en container d’expédition : la découpe des containers. Nous allons vous faire partager notre expérience en vous montrant étape par étape la réalisation des travaux.

Vous avez certainement pris connaissance de l’épisode précédent où l’on a vu la livraison des containers et leur installation. C’était le jour J pour nous qui marquait le début du chantier.

Aujourd’hui nous sommes à J+1 et la première étape consiste à découper les ouvertures dans les containers.

Vous allez le voir, cette étape n’est pas très compliquée à réaliser mais elle est plutôt fastidieuse. Elle nécessite peu d’outillage, on fait le point en fin de vidéo.

Vous pouvez confier ce travail à un professionnel, mais vous pouvez aussi, avec un peu d’application, le faire vous-même. C’est ce que j’ai choisi de faire. Comme pour toute action sur un chantier, la sécurité est primordiale, ici en particulier, on en reparle aussi en fin de vidéo.

La première étape consiste à tracer sur les containers les ouvertures. Il faut évidemment bien vérifier les niveaux et les aplombs et surtout les tracer au bon endroit. Il faut donc se référer au plan. Une fois que vous aurez coupé vos containers, il sera compliqué de revenir en arrière si vous vous êtes trompé. Ici on applique le vieil adage qui dit « mesurer 2 fois couper une fois ».

Il faut tenir compte de la dimension précise des portes et fenêtres et surtout rajouter un petit pourtour périphérique pour pouvoir les installer sans être gêné et laisser la place pour les joints.

Une fois les tracés effectués, on commence les découpes.

Le mieux est de commencer par couper le bas puis les verticales et enfin la partie horizontale supérieure. C’est plus sûr en terme de sécurité.

Avec des containers usagés les tôles sont tordues et donc, lorsqu’on les coupe, on libère des forces. Il faut prendre des dispositions avant pour éviter qu’elles n’aient un effet ressort au moment où l’on fini de les couper.

L’utilisation de la meuleuse ne se fait pas comme sur un établi, ou la position de travail est relativement confortable. Là, le travail se fait en partie en hauteur et l’on reçoit des projections sur soi. Une protection très large est préférable, notamment la tête, du cuir chevelu jusqu’au cou.

Nous avions aussi besoin d’ouvrir 2 de nos containers sur quasiment toute la longueur, soit environ 10 mètres sur 12, pour les relier entre eux. La logique veut qu’il faut laisser au moins 10 centimètres de tôle en haut sous la poutre longitudinale afin de garantir la rigidité des structures. En ce qui nous concerne nous voulions récupérer l’ensemble de la hauteur des containers et nous avons coupé presque au raz des poutres. Ils étaient devenues très souples, nous les avons donc renforcés par le dessus avec des IPN (poutrelles métalliques) placés en travers. Vous verrez ça dans une prochaine vidéo.

La découpe est très salissante, pensez à nettoyer votre chantier au fur et à mesure en balayant ou en aspirant la limaille. Éviter de la souffler car elle se reposera plus loin et la saleté sera toujours sur le chantier. J’avais pris soin de balayer régulièrement, mais sans ramasser. Ce n’est pas judicieux car les tas de limaille avaient rouillés et j’ai du gratter la rouille au final : perte de temps.

Venons en au matériel. J’avais 2 meuleuses : 1 pour des disques de 320 mm et une petite pour des disques de 125 mm.

L’épaisseur des tôles étant inférieure à 2mm, j’ai trouvé judicieux d’utiliser des disques fins : entre 1,9 et 2,5 mm d’épaisseur. Plus le disque est fin, plus il va s’user vite… c’est une question de choix.

On m’avait conseillé d’utiliser une grosse meuleuse, je n’ai pas trouvé que c’était forcément la meilleure solution. C’est une machine qui est lourde, et lorsqu’on travaille en hauteur, le maniement n’est pas facile. C’est pratique pour les découpes verticales, mais pour les découpes horizontales j’ai préféré la petite meuleuse. Par contre, les disques étant plus petits, ils s’usent plus vite.

Pour notre chantier il a fallu réaliser environ 200 mètres de découpe. A raison de 10 mètres par heure, il m’a fallu environ 20 à 25 heures de travail. En fonction de l’avancement du chantier, ce travail s’est étalé sur 15 jours environ.

Il faut penser aussi à ébarber les tôles, notamment au sol. Pour cela, il existe des disques épais de 6 millimètres d’épaisseur ou des disques à ailettes.

Pour la sécurité il faut être très vigilant car les machines tournent très vite, 8 000 à 12 000 tours par minutes, un accident est vite arrivé. Il faut utiliser des gants en cuir, un masque de protection et un casque anti- bruit. Une visière de protection me semble préférable à des lunettes de protection, mais je n’avais pas pu en trouver puisque nous étions en période de confinement.

On vous donne rendez-vous les prochaines étapes du chantier. A bientôt.